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En mai 2016, lors de son X e congrès, An-Nahda a adopté une nouvelle ligne stratégique consacrant la spécialisation du parti dans l’activité strictement politique (c’est-à-dire vouée à la conquête et à l’exercice du pouvoir), confiant théoriquement le volet culturel, social et religieux à un nuage d’associations gravitant librement autour de son appareil politique. Le parti a multiplié ses déclarations à propos de sa sortie de l’islam politique, sa « séparation du politique et du religieux », et de sa prise de distance avec le qualificatif « islamiste » pour revendiquer celui de « musulman démocrate ». [fn] Frédéric Bobin, « Rached Ghannouchi: Il n’y a plus de justification à l’islam politique en Tunisie », Le Monde , 19 mai 2016. Afin notamment de faciliter le travail commun au sein de l’Assemblée et en conseil des ministres, la direction islamiste a promu aux postes de responsabilité partisane et gouvernementale des activistes plus discrets et consensuels que les militants historiques. [fn] Rapport Moyen-Orient et Afrique du Nord de Crisis Group N°177, Gabor Sneaker Rouge Combiné wZwtb6K5jP
, 10 mai 2017.
Les bases se sont senties marginalisées, reprochant sans cesse à la direction son attitude souvent autoritaire, sa minoration de l’identité islamique du parti, son suivisme à l’égard de Nida Tounes et sa tendance à dialoguer de manière trop appuyée avec des figures de l’ancien régime, impliquées dans l’éradication du parti au cours de la première moitié des années1990, voire à s’adjoindre leurs services. [fn] Entretiens de Crisis Group, ancien dirigeant du RCD, militants d’An-Nahda, Tunis, octobre-novembre 2017.

Le souvenir de confrontations idéologiques et de répression entre islamistes et anti-islamistes alimente des appréhensions partagées au sein des deux principaux partis de la coalition. Au sein de Nida Tounes, les activistes et intellectuels médiatiques issus de l’extrême gauche nationaliste arabe ou du Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD, parti dissout de l’ancien président Ben Ali), qui ont connu la période islamiste radicale et « intégriste » d’An-Nahda, au cours des années1980, [fn] Sami A. Abou Sahlieh, « Le mouvement tunisien de la tendance islamique, la loi islamique et les droits de l’homme », Annuaire de l’ Afrique du Nord , tomeXXXV, 1996. entretiennent ces appréhensions. Au sein d’An-Nahda, le traumatisme des arrestations et tortures de masse, que des personnalités aujourd’hui membres de Nida Tounes avaient défendues ou cautionnées à l’époque, est toujours vivace, en particulier chez les militants de base. [fn] Entretiens de Crisis Group, psychologues spécialisés dans le traitement des traumatismes liés à la torture, militants d’An-Nahda, Tunis, octobre-novembre 2017. Ces inquiétudes mutuelles dramatisent les moments où l’un des deux partis accroit son pouvoir de négociation au sein de la coalition. Le moindre déséquilibre de forces entre les deux organisations politiques exacerbe les peurs souvent irrationnelles d’un éclatement de l’alliance. D’autant que ce pouvoir de négociation – lié, à la base, au poids électoral de chaque parti – varie en fonction d’évènements soudains qui perturbent le fonctionnement habituel de la coalition. Ainsi, lorsqu’une attaque jihadiste d’ampleur frappe le pays (comme ce fut le cas à trois reprises en 2015), la polarisation islamiste et anti-islamiste se rejoue sur la scène médiatique, même si les citoyens ordinaires y prêtent beaucoup moins attention que durant la seconde moitié de 2013. An-Nahda bénéficie de moins de relais dans la presse que les anti-islamistes (extrême gauche, nationalistes arabes, dissidents de Nida Tounes voire membres de ce parti). Epaulé par des partisans du maintien de la coalition, influents dans le monde des médias, il parvient néanmoins à amortir le choc après chaque attentat, en répondant aux accusions de laxisme voire de complicité avec la violence jihadiste sous la troïka (2011-2014), ce qui montre la capacité de la coalition à réduire la polarisation. Mais chaque campagne accusant le parti islamiste d’être à l’origine de la violence jihadiste le met sur la défensive. [fn] Ce fut le cas également fin décembre 2016, dans le sillage d’un attentat perpétré à Berlin par un ressortissant tunisien. Une importante mobilisation dénonçant l’imminent retour des jihadistes des zones de conflits vers la Tunisie s’en était suivi. En novembre 2017, une campagne accusant le parti islamiste d’avoir participé activement à l’envoi de combattants tunisiens dans les zones de conflits s’est déclenchée. « Tunisie: Après Issam Dardouri, Leila Chettaoui apporte des précisions sur l’im­plication d’Ennahdha », Direct Info ( www.directinfo.webmanagercenter.com ), 22 novembre 2017. Le président d’An-Nahda, Rached Ghannouchi, exploite ensuite les appréhensions de ses bases militantes pour justifier la nécessité de l’alliance qui « protège l’existence du parti » ainsi que le soutien aux initiatives du président Essebsi, présenté comme le dernier rempart contre la montée de ceux qui voudraient éradiquer le parti. [fn] Entretiens de Crisis Group, membres et sympathisants d’An-Nahda, responsables politiques, militants associatifs, Tunis, 2015-2017.

26 Juin 2018
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Depuis le début de la crise politique au Burundi, le spectre du retour à une situation de guerre civile ne cesse de hanter les esprits . Il est soutenu que les diverses escalades de violence observées ces derniers temps mettent de facto le pays dans une situation de « pré guerre civile ». La perspective d’un retour à une situation de violence armée n’est guère souhaitable pour un État qui n’a connu jusqu’ici que ce mode d’expression politique . Que faut-il faire pour éviter un tel scénario catastrophe et consolider l’État burundais ?

Les différentes analyses et opinions qui tendent à montrer que le Burundi se dirige inéluctablement vers une guerre civile ne sont pas dénuées de sens . Les agissements des différents acteurs de cette crise politique expliquent amplement cette éventualité . En effet , depuis l’annonce de sa candidature pour un troisième mandat , le régime de Nkurunziza s’est polarisé , voire radicalisé , afin de réaliser un passage en force. Il a fait fi du mécontentement d’une frange des citoyens burundais s’opposant à cette candidature, considérée du reste comme anticonstitutionnelle et violant les dispositions de l’accord d’Arusha ayant permis au Burundi de sortir de près de vingt ans de guerre civile . Si le point de désaccord , qui fut l’interprétation des dispositions de la constitution sur la possibilité d’une énième candidature de Nkurunziza , a été peu ou prou réglé par une cour constitutionnelle sous pression , in tempore suspecto [1] , cela n’a pas refroidi la volonté affirmée de la société civile et d’une partie de l’armée de mettre un terme au régime de Nkurunziza . La suite, on l’a connait : Une montée en puissance des manifestations de la société civile , une tentative de coup d’État , des répressions brutales à la suite du coup d’État manqué , l’exode de milliers de Burundais vers les États voisins . Malgré ce climat de fragilité et d’insécurité dans lequel aucune élection crédible ne pouvait se tenir , le jusqu’au-boutisme du régime de Nkurunziza , excluant tout dialogue , réprimant les libertés fondamentales , et cherchant une sorte de sécurité par le processus électoral , a abouti à l’organisation de l’élection présidentielle qui a consacré la victoire du président sortant . Seulement , ce passage en force n’a rien réglé . Tout au contraire , la situation sécuritaire se dégrade davantage . Le pays connait désormais des assassinats ciblés à l’arme lourde , des affrontements sporadiques dans les rues de Bujumbura et dans les zones frontalières . Toute chose qui laisse présager une montée continuelle de la violence armée dirigée contre la puissance publique .

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